Les risques qui font avancer l'horloge
Le Bulletin of the Atomic Scientists regroupe les menaces qu'il surveille en trois grandes catégories : nucléaire, climat, et « technologies perturbatrices » (biologie, IA, désinformation, espace). Nous les présentons en cinq familles, celles du simulateur (qui y ajoute les risques naturels et systémiques : astéroïde, super-volcan, tempête solaire, panne électrique, krach). Chaque page explique le risque, ce qui l'aggrave, ce qui le réduit — et ce qui a déjà fait reculer l'horloge.
Nucléaire
~12 000 armes, neuf États, plus aucun traité bilatéral en vigueur depuis février 2026. Le seul risque capable de tout changer en une heure.
Climat
Entré dans l'horloge en 2007. Pas une extinction, mais un multiplicateur de tous les autres risques : famines, migrations, conflits.
Pandémies
Naturelles, accidentelles ou délibérées. Le Covid a montré la fragilité des systèmes ; la biologie de synthèse change l'échelle.
Intelligence artificielle
Armes autonomes, désinformation industrielle, perte de contrôle : le risque le plus incertain et celui qui évolue le plus vite.
Effondrement
Collapsologie, extinction, risques existentiels : de quoi parle-t-on exactement, et qu'en disent les chercheurs ?
Pourquoi les traiter ensemble ?
Parce qu'ils s'enchaînent. Un choc climatique aggrave une crise alimentaire, qui alimente un conflit, qui détourne les budgets de la surveillance sanitaire, pendant que la désinformation empêche toute réponse coordonnée. C'est cet effet d'entraînement que le simulateur essaie de rendre visible, et c'est la raison pour laquelle le Bulletin insiste sur la gouvernance — la capacité des États à coopérer — plus que sur chaque risque pris isolément.